Biographie
Farīd al-Dīn ʿAṭṭār (v. 1145-1221), poète persan de Nichapour, est l’un des grands auteurs de la spiritualité musulmane. Son chef-d’œuvre, La Conférence des oiseaux, raconte le voyage des oiseaux à la recherche de leur roi, image du chemin de l’âme vers Dieu.
Farīd al-Dīn ʿAṭṭār
Le poète de La Conférence des oiseaux
Farīd al-Dīn Abū Ḥāmid Muḥammad ʿAṭṭār est né vers 1145 à Nichapour, dans le Khorassan (Iran), et y est mort vers 1221. Son surnom ʿAṭṭār signifie « parfumeur » ou « droguiste » : il tenait une boutique de remèdes et soignait de nombreux malades.
La Conférence des oiseaux
Manṭiq al-ṭayr est son œuvre la plus célèbre. Les oiseaux du monde, guidés par la huppe, décident de partir à la recherche de leur roi, le Sīmurgh. Beaucoup renoncent en chemin, retenus par leurs attachements et leurs excuses. Il faut traverser sept vallées : la quête, l’amour, la connaissance, le détachement, l’unité, l’émerveillement, puis le dénuement. À la fin, seuls trente oiseaux arrivent, et découvrent un profond mystère : en persan, « trente oiseaux » se dit sī murgh. Le récit est une image du voyage de l’âme vers Dieu.
Le Mémorial des saints
Dans Tadhkirat al-awliyāʾ, ʿAṭṭār rassemble, en prose, les vies et les paroles de près d’une centaine de saints et maîtres spirituels, de Ḥasan al-Baṣrī et Rābiʿa al-ʿAdawiyya à al-Junayd. Ce livre est une source essentielle pour connaître les premiers soufis.
Autres œuvres
Ilāhī-nāma (Le Livre divin) et Muṣībat-nāma (Le Livre de l’épreuve) sont d’autres grands poèmes spirituels.
Héritage
Jalāl al-Dīn Rūmī voyait en lui un maître. Selon la tradition, ʿAṭṭār aurait trouvé la mort lors de la prise de Nichapour par les Mongols en 1221.
Photo : « La Conférence des oiseaux », miniature persane d’un manuscrit du Manṭiq al-ṭayr (Metropolitan Museum of Art).
Oeuvres notables
Manṭiq al-ṭayr (La Conférence des oiseaux) ; Tadhkirat al-awliyāʾ (Le Mémorial des saints) ; Ilāhī-nāma ; Muṣībat-nāma ; Asrār-nāma