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Fiqh (jurisprudence) Mariage
La walīma et la cérémonie de mariage en islam : ce que dit la Sunna, ce que permet la coutume
TAHA ACADEMY
Le repas de noces (walīma), l’invitation, la musique et le tambourin, les cadeaux et les dépenses : ce que la Sunna recommande pour la fête de mariage, et ce qu’il vaut mieux éviter.
EN BREF
Il est de la Sunna d’offrir un repas pour célébrer le mariage (walīma) et de l’annoncer avec joie. La fête doit rester simple, sans gaspillage ni dettes, et sans ce que la religion interdit.
LA WALĪMA
• Le Prophète ﷺ a dit à ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, qui venait de se marier : « Offre un repas, ne serait-ce qu’avec un mouton. » (al-Bukhārī, n° 5167)
• Chez les mālikites, la walīma est recommandée, et elle se fait de préférence après la consommation du mariage.
• Elle se fait selon les moyens : le Prophète ﷺ a offert pour certains de ses mariages un repas de dattes, de beurre et de fromage séché.
RÉPONDRE À L’INVITATION
« Quand l’un de vous est invité à un repas de noces, qu’il y aille. » (al-Bukhārī, n° 5173) Chez les mālikites, répondre à l’invitation à la walīma est une obligation, sauf excuse (maladie, distance, ou présence de choses interdites).
« Le pire des repas est le repas de noces où l’on invite les riches et où l’on délaisse les pauvres. » (al-Bukhārī, n° 5177)
ANNONCER AVEC JOIE
« Ce qui distingue le licite de l’illicite, c’est le tambourin (duff) et la voix [qui annoncent le mariage]. » (at-Tirmidhī, n° 1088, hadith ḥasan)
Les savants permettent aux femmes de chanter et de jouer du tambourin pour le mariage, avec des paroles convenables.
CE QU’IL VAUT MIEUX ÉVITER
• Les dépenses excessives et les dettes pour la fête.
• La compétition entre familles et les obligations de cadeaux qui deviennent des dettes sociales.
• Ce qui est interdit : alcool, gestes indécents, mixité sans pudeur.
• Oublier l’essentiel : le contrat, la dot, et le respect entre les deux familles.
LA NUIT DE NOCES
Il est de la Sunna, pour le mari, de poser la main sur le front de son épouse et de demander à Allah le bien de leur union, puis de prier ensemble deux unités, comme le faisaient des compagnons.
POUR ALLER PLUS LOIN
• Les conditions du mariage religieux selon l’école mālikite → taha-academy.com/bibliotheque/298
• Droits et devoirs des époux en islam → taha-academy.com/bibliotheque/301
• Le baptême (ngénte) et les fêtes de naissance : sunna et coutume → taha-academy.com/bibliotheque/296
Ces articles donnent des bases. Pour une situation personnelle (mariage, divorce, héritage), consultez une personne de science, et un juriste pour les démarches civiles.